Le voyage tumultueux de mère Marie Tranchepain de Saint-Augustin

Une religieuse enseigne à des enfants autochtones en Nouvelle-France

Une religieuse enseigne à des enfants autochtones en Nouvelle-France

Le 22 février 1727, Mère Marie Tranchepain de Saint-Augustin, supérieure de la future communauté louisianaise des Ursulines s’embarqua au port de Lorient, sur le navire « la Gironde » avec pour destination la Nouvelle-Orléans. Elle s’embarquait pour une traversée dont elle était loin de connaître toutes les péripéties, elle n’en avait pas envisagé autant.

Elle était accompagnée de huit sœurs de sa congrégation, de deux novices et de deux jésuites. Elles étaient attendues par le révérend père Nicolas-Ignace de Beaubois, jésuite, ancien desservant de la mission des Illinois, vicaire général de l’évêque de Québec et supérieur général des Missions de la Louisiane

La Compagnie des Indes avait accepté d’entretenir les religieuses, de payer leur passage et celui de leurs quatre servantes ainsi que d’assurer le rapatriement de celles qui voudraient revenir en France.

Après avoir passé quelque temps dans le couvent le plus proche du port de Lorient, dame Tranchepain et ses companons s’embarquèrent le jour dit. Elle était accompagnée de sœur Marguerite Jude de Saint-Jean-1’Evangé-liste, de Rouen ; sœur Marie-Anne Boullenger de Sainte-Angélique, de Rouen ; sœur Madeleine de Mahieu de Saint-François-Xavier, du Havre ; sœur Renée Guignel de Sainte-Marie, de Vannes ; sœur Marguerite de Talaon de Sainte-Thérèse, de Ploërmel ; sœur Cécile Cavelier de Saint-Joseph, d’Elbeuf ; sœur Marie-Anne Dain de Sainte-Marthe, d’Hennebont ; soeur Marie-Madeleine Hachard de Saint-Stanislas, novice ; sœur Claude Massy, séculière de chœur ; sœur Anne, séculière converse ainsi que de deux jésuites, le père Tartarin et le père Doutrelau, et d’un convers, le frère Crucy. Un aléas de dernière minute repoussa leur départ, le vent avait changé. Le capitaine de la Gironde, M. de Vaubercy, avait donc résolu de mettre à la voile que le lendemain. Ce contretemps donna le temps aux sœurs d’arranger le petit dortoir qui leur avait été aménagé dans l’entrepont à l’aide d’une cloison construite à cet effet. Elles s’y trouvèrent bien un peu serrées, mais furent grandement soulagées de ne pas le partager, un navire étant le lieu de toutes les promiscuités tant la place était limitée.

La Gironde mit à la voile le 23 février à deux heures de l’après-midi. Le temps étant beau, la petite communauté monta sur la dunette pour prendre l’air et profiter de leur départ. L’agrément fut bref, le navire à une demi-lieue de l’Orient rencontra un rocher, le choc fut rude et l’alarme générale. Dans le même temps le capitaine fit relever les voiles, ce qui alerta et amena les secours. Ceux-ci travaillèrent avec tant de vigueur que les sœurs comme les autres passagers en furent quittes pour une frayeur de courte de durée. Le navire fut de suite en état de continuer sa route.

navire du XVIIIème siècle

navire du XVIIIème siècle

Cependant, les vents changèrent rapidement et devinrent tout à fait contraires. Le bâtiment fut alors dans une agitation continuelle, faisant des bonds qui renvoyaient les individus les uns contre les autres. À peine la soupe était elle sur la table qu’une secousse de vaisseau la renversait, mais ces petits accidents et autres faisaient rire les passagères qui faisaient contre mauvaise fortune bon cœur, car chacune des sœurs commença à payer le tribut à la mer. Le mal de cœur les réduisait jusqu’à l’extrémité tant il était violent, mais elles savaient ne point en mourir. Ce n’était pas ce désagrément qui allait ébranler leur vocation. Aucune d’elles n’y échappa et les moins malades furent les sœurs Boulanger et Hachard, qui en furent quittes pour de légers maux de cœur.

Malgré tous ces tumultes venteux, le vaisseau n’avançait guère, et en quinze jours, il ne fît pas le chemin qu’il eut dû faire en trois. Les vivres diminuèrent rapidement, surtout l’eau. Les passagers tout comme l’équipage furent réduits à une pinte par jour, encore était-elle très mauvaise. Le capitaine fut donc obligé de relâcher à l’Ile de Madère à peine à 300 lieues de Lorient pour s’approvisionner. Aussitôt que la ville principale de cette île aperçut le vaisseau, elle envoya au-devant de celui-ci des émissaires. Appartenant aux Anglais, elle voulait savoir ce que ce bâtiment battant pavillon français voulait. Satisfaits, ils s’en retournèrent. Le capitaine fit alors tirer sept coups de canons pour saluer la ville , qui lui répondit de même. Pendant les trois jours que le navire dut rester en rade pour réparation et ravitaillement, l’accueil fut chaleureux, les ursulines et les pères jésuites reçurent invitations, visites et rafraîchissements des communautés religieuses de l’île. L’équipage ayant fait les provisions nécessaires, le bâtiment remercia la ville par un coup de canon, et prit le large pour continuer sa route.

Le vent ne fut favorable que pendant deux jours puis il changea, « la Gironde » fut long à faire les 200 lieues au bout desquelles il découvrit un navire corsaire. Aussitôt ce fut le branle bas de combat, les préparatifs ordinaires de défense furent mis en place: chacun s’arma et tous les canons furent chargés. Il fut résolu que pendant le combat, dame Tranchepain, ses soeurs et les autres passagères seraient enfermées dans l’endroit de l’entrepont le plus sûr. Les femmes dirent adieu à leurs maris. Mademoiselle La Chaise, qui avait voulu être du voyage afin de rejoindre ses parents, pleurait amèrement dans la crainte de perdre son frère, qui était un des officiers du bâtiment. Heureusement pour les passagers, le bâtiment corsaire dut estimer la prise bien peu profitable et se retira. Tous en furent pour leur peur, quant aux religieuses, elles n’eurent plus qu’à combattre la dissipation qui se trouvait parmi les gens qui à bord ne pensaient qu’à se divertir et les empêchaient de faire leurs prières et leurs exercices spirituels en toute quiétude.

La Gironde passa le tropique le Vendredi saint, et la sainteté du jour empêcha de faire la cérémonie du baptême que tous les passagers attendaient, tant ils en avaient entendu parler. Elle fut remise au Samedi saint durant l’après-midi. La cérémonie, dénommée celle du « bonhomme tropique », est un divertissement pour les matelots, dont les passagers ne peuvent s’exempter qu’avec de l’argent, et comme il y avait plus de vingt femmes, en comprenant les domestiques des pères aussi bien que celles des ursulines, ils eurent de la part de la communauté une bonne petite somme. Quant aux autres passagers qui ne voulurent rien donner ils reçurent plusieurs seaux d’eau, mais la grande chaleur dut rendre le bain agréable aux récalcitrants.

Quelques jours après, il y eut une seconde alarme causée par un vaisseau qui se mit à les suivre de près. Le bâtiment se tint sur la défensive, et lorsque les deux vaisseaux furent proches l’un de l’autre, le capitaine fit enfermer tous les passagers ne pouvant combattre, dame Tranchepain une nouvelle fois se retrouva en fond de cale avec ses sœurs et les autres passagères, toutes tremblantes et priant. L’autre bâtiment sembla tout d’abord sur le point de tirer puis s’éloigna un peu, ce qui donna le temps à tous de souper. Comme on remarquait que l’ennemi s’approchait de temps en temps, les marins firent bonne garde, toute la nuit. Les passagers se couchèrent, restant sur le qui vive, attendant toujours que l’on vint les faire se lever. Une nouvelle fois, le lendemain, l’ennemi s’éloigna vers l’horizon, les prières n’avaient pas été faites en vain.

C’est alors que la mer se fit craindre, et elle devint si furieuse, que tous crurent être engloutis. Les passagers souffrirent davantage de la longueur du voyage, aspirant de plus en plus après cette terre si longtemps et si ardemment désirée. Ils redoublaient les vœux pour obtenir un temps plus favorable. Le Seigneur sembla répondre à leurs prières, plusieurs heures par jour le vent les poussaient sur la bonne route, et à l’aide de ce secours, ils arrivèrent à l’île de Marie Galante, où ils mouillèrent dans la baie Saint-Louis. L’accueil fut chaleureux et remit du baume dans le cœur de chacun. Le 19 du mois, comblés de présents, tous rembarquèrent pour continuer leur périple. Ils avaient reçu en cadeau de la part des directeurs de la Compagnie de l’île divers rafraîchissements pour adoucir le reste du voyage, qui était encore de 500 lieues.

Le vent fut d’abord favorable puis devint contraire et enfin calme retardant une nouvelle fois de beaucoup la course de la « Gironde ». Pour parachever le tout, le vaisseau rencontra deux vaisseaux ennemis, mais il en fut quitte pour se mettre juste en état de défense. Le capitaine et les passagers espéraient malgré ce contretemps arriver pour la fête du saint-sacrement, mais cela ne devait pas être.

Les vents contraires conjointement avec les courants poussèrent le bâtiment malgré lui vers l’Ile Blanche, au moment où tous attendaient avec impatience le plaisir de voir les premières terres du Mississippi. Les passagers ressentirent beaucoup de joie à l’approche de cette terre, mais cette joie fut courte! et fut chèrement payée. Au moment où les passagers y pensaient le moins, occupés à se divertir sur la dunette, le vaisseau s’échoua soudainement. Cela se fit si rudement et avec tant de secousses, qu’ils se crûrent perdus. Le capitaine et l’équipage baissèrent les voiles et firent diverses manœuvres pour tirer le navire du danger, mais tout fut inutile, et par le moyen de la sonde le capitaine découvrit que le vaisseau était enfoncé à cinq pieds dans le sable. Il décida de le décharger. Les marins commencèrent par les canons qu’ils amarrèrent à deux pièces de bois de sorte qu’ils puissent couler à fond, et les abandonnèrent à la mer. Puis les marins ôtèrent le leste composé de cailloux, de plomb et de ferraille, au risque ensuite de compromettre l’équilibre du vaisseau. Le capitaine avait rassuré les passagers, il n’y avait rien à craindre pour leur vie, tant ils étaient près de la terre. Il préférait toutefois ne faire descendre les passagers qu’à la dernière extrémité, vu que cette île n’était peuplée que par des sauvages très cruels. Tout cela ne suffit pas à alléger le bâtiment, ils décidèrent de jeter par-dessus bord les coffres qui étaient en grand nombre. Les premières qui se décidèrent furent dame Tranchepain et ses filles. Elles ne furent pas longues à se raisonner et à consentir de bon cœur à se voir dénuer de tout pour pratiquer une plus grande pauvreté. Au moment où les ursulines crurent devoir jeter leurs coffres, le capitaine changea d’idée et fit jeter le sucre qui était en grande quantité dans les cales. Les Révérends Pères et elles perdirent un baril de 300 livres que les Directeurs de la Compagnie leur avaient donné. Cependant, le navire était toujours trop lourd et le capitaine voulut en revenir aux coffres des ursulines, mais leurs prières ne semblaient pas veine, car encore une fois il changea d’avis. Il se décida alors pour 60 barils d’eau-de-vie et une grande quantité de saumon, après quoi les marins firent de nouveaux efforts pour retirer le vaisseau. Enfin, ils en vinrent à bout, ce qui remplit les passagers d’une grande joie. Ce péril dura vingt-quatre heures, et très peu de personnes se couchèrent cette nuit-là.

Peu d’heures après, le navire se remit en route, mais à peine avait-il fait un quart de lieue que le vaisseau toucha pour la seconde fois le fond et cela avec tant de violence et tant de secousses qu’il ne resta plus d’espérance pour les passagers que celles qui sont adressées à la toute-puissance de Dieu. Le capitaine même fut surpris de la résistance du vaisseau, il assura par la suite que sur dix, neuf auraient été brisés. Tout l’équipage était consterné. Quant à la mère supérieure, elle s’avoua qu’elle n’avait jamais vu la mort de si près et quoiqu’elle espérât toujours dans le secours de la Sainte Vierge, la crainte peinte sur tous les visages la portait à croire que sa dernière heure était tout de même arrivée et cela si près du but. Mais est-ce le Seigneur qui se contenta de la bonne volonté de tous, et qui donna sa bénédiction aux travaux du capitaine, et au travail des matelots et des passagers qui ne s’épargnèrent pas dans ce sauvetage, ils furent encore cette fois tirés du péril. Le capitaine fit chanter le Te Deum en action de grâces. Afin d’éviter dès lors tout danger, un canot avec un officier, la sonde à la main, précéda le navire jusqu’à ce qu’il prît le large.

Alors que chacun se remit à espérer après tant d’épreuves, l’eau vint à manquer. Les chaleurs excessives les firent tous souffrir de soif et pour l’épancher il fallut se résoudre à changer l’eau pour le vin, échange qui ne se fit pourtant que bouteille par bouteille, encore étaient-ils heureux d’en avoir à ce prix. Cela dura près de quinze jours, car les vents et les courants leur étaient presque toujours contraires, de plus il fallait jeter l’ancre plusieurs fois par jour. Enfin, ils arrivèrent à la vue d’une terre qui leur était inconnue et qu’ils crurent habitée par des sauvages, à cause des grands feux qui y étaient allumés. Cependant le capitaine y envoya un canot pour y chercher de l’eau. Quelques heures après le départ du canot, le vent devint favorable et le capitaine ne voulant pas perdre l’occasion d’avancer, tira un coup de canon pour avertir l’officier de s’en retourner, et en même temps il leva l’ancre, mais l’officier prit le bruit du canon pour le tonnerre et continua à avancer vers la terre, ce qui laissa les occupants du navire dans une grande inquiétude, car la mer devint furieuse et ils ne pouvaient les abandonner sur l’île. Le canot et ses passagers revinrent cependant le lendemain.

Cette île s’appelait Sainte-Rose, elle était occupée par les Espagnols, mais ils n’avaient rien à en craindre. Le navire put y mouiller trois ou quatre jours afin d’y attendre un vent favorable.

Ayant mis à la voile, le navire continua sa route, quelques jours plus tard il découvrait l’île Dauphine et un brigantin venait à eux. Cette vue causa beaucoup de joie aux passagers, ils étaient enfin arrivés ou presque. Le capitaine du brigantin demanda à saluer dame Tranchepain et les deux pères jésuites et leur donna des nouvelles du Père Beaubois. Le capitaine du brigantin les assura de l’impatience du révérend à les voir, du logement qui les attendait et du début de la construction du Monastère. C’était la première joie que la mère supérieure goûtait depuis leur départ de France, et elle lui fut si sensible qu’elle lui fit oublier ainsi qu’à ses sœurs, toutes les peines et les fatigues passées. « La Gironde » continua en compagnie du brigantin vers l’île Dauphine où il aborda pour avoir de l’eau dans la crainte des calmes qui sont fréquents dans ces parages.

À peine eurent ils abordé que le vent devint favorable. Ils reprirent leur route vers la Balize, le port situé à l’entrée du Mississippi, où ils arrivèrent enfin le 23 Juillet 1727, cinq mois jour pour jour depuis leur départ.

Mr. Duverger qui commandait à La Balize, pour la Compagnie, vint aussitôt offrir aux ursulines sa maison en attendant qu’elles puissent se procurer un moyen de locomotion pour se rendre à la Nouvelle-Orléans. Ayant accepté, dame Tranchepain et ses sœurs, accompagnées de monsieur Duverger, s’installèrent dans une chaloupe avec une partie de leurs effets. Le temps était fort mauvais, la chaloupe trop chargée, les matelots ivres, et les passagers se trouvèrent encore dans un péril imminent, il s’en fallut de peu qu’ils ne chavirassent. Ils furent tirer de ce mauvais pas par monsieur Duverger qui les fit relâcher à l’île aux Cannes près de la Balize. Ils eurent beaucoup de peine à aborder à cause du vent contraire. Ils coururent le risque d’y passer la nuit, dame Tranchepain ne se voyait pas avec ses sœurs parmi les hommes employés à bâtir un fort sous la direction de monsieur Duverger. Ce dernier envoya chercher des pirogues qui les convoyèrent jusque chez lui, il les traita avec toute la déférence due à leur position. Elles restèrent chez lui jusqu’au 29.

Le Père Tartarin devança de quelques jours, dame Tranchepain et ses sœurs pour aller annoncer leur arrivée au révérend Père Beaubois. Celui-ci fut agréablement surpris, car leur longue navigation avait alarmé tout le pays, et tous les croyaient perdues. Le révérend Père Beaubois ne tarda pas à les envoyer chercher, ne pouvant venir lui-même pour cause de maladie, il chargea monsieur Mafly, frère d’une des postulantes de la mission.

Ce monsieur remit deux lettres à la supérieure: l’une de monsieur Perrier, commandant de la Louisiane, et l’autre de monsieur La Chaise, directeur général lui témoignant une grande impatience de les voir. Les chaloupes étant trop petites pour contenir toute la compagnie, elle se sépara en deux groupes. Le trajet n’était que de trente lieues, laissant espérer un voyage court.

Ils partirent le jour de St. Ignace, la première chaloupe détenant dame Tranchepain prit les devants. Il leur fallait s’arrêter toutes les nuits une heure avant le coucher du soleil, afin d’avoir le temps d’arranger les moustiquaires, pour ne pas être assailli d’insectes notamment d’énormes moustiques dont les piqûres étaient insupportables de douleur. Ils durent se coucher deux fois au milieu de la boue et des eaux qui pénétrèrent les matelas au point de parfois avoir l’impression de dormir dans l’eau. Lorsqu’ils furent à huit ou dix lieues de la Nouvelle-Orléans, ils commencèrent à rencontrer des habitations. C’était à qui arrêteraient les ursulines et leur mère supérieure pour les faire entrer chez soi, et partout elles étaient reçues avec une joie au-delà de toute expression. De tous côtés on leur promettait des pensionnaires et quelques uns voulaient déjà les leur donner. Elles demeurèrent ainsi plusieurs jours sur diverses habitations. Enfin, le révérend Père Tartarin vint leur rappeler que le révérend Père Beaubois les attendait. Elles partirent aussitôt, il était trois heures du matin et arrivèrent à cinq heures soit le 6 août, la deuxième chaloupe n’arriva que le lendemain. Elles trouvèrent peu de monde à cause de l’heure, et suivant le père Tartarin, elles s’acheminèrent vers la maison du révérend Père Beaubois, qu’elles virent venir à leur rencontre appuyé sur un bâton à cause de sa grande faiblesse. Il paraissait pâle et abattu, mais bientôt son visage s’anima par la joie qu’il éprouvait de les voir. Il leur fit prendre un peu de repos et il leur fit servir un excellent déjeuner qui fut souvent interrompu par grand nombre de ses amis qui venaient saluer les dames ursulines tant attendues. Sur les dix ou onze heures le révérend Père conduisit dame Tranchepain et ses sœurs chez elles. C’était une maison que la Compagnie louait en attendant que leur monastère soit bâti. Elles étaient enfin arrivées. Leur voyage avait duré deux mois de plus qu’à l’habitude.

D’après le journal de Marie Tranchepain de Saint-Augustin, supérieure des Ursulines de la Nouvelle-Orléans.

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