L’orpheline/ chapitre 001

Neptune accompagnait mars en cette fin d’hiver et ce début de printemps, le temps s’avérait doux et le soleil brillait de façon clémente. La merlette voletait au fil des vents au-dessus des vallons, entre la Dordogne et la Garonne. Des prés, des champs et des vignobles ponctuaient les parcelles qu’elle survolait. Elle s’approcha du ruisseau de la Vignaque bordé de chênes et se posa sur la branche de l’un d’entre eux. En dessous, une fillette assise semblait converser avec quelqu’un qui pour un humain n’existait pas. La merlette devinait une présence qu’elle percevait plus qu’elle ne la voyait. « — Philippine, il faut rentrer à la métairie, tu es attendue… » 

L’entretien avec l’être de lumière finie, la petite fille se releva, tapota sa jupe de lin brun, rajusta sa chemise et son corselet. Elle rassembla son opulente chevelure châtain-auburn et se fit une tresse. Et elle partit vers la métairie en longeant la rivière puis en traversant les champs. La merlette l’accompagna tout en chantant. Cela donnait du baume au cœur à l’enfant. Ce jour-là était son anniversaire, elle venait d’avoir sept ans.

Chapitre 001

1715, Des débuts difficiles

Anne Bouillau-Guillebau

Installée dans son siège en bois noirci agrémenté de dorures, elle fixait sans voir le jardin qui donnait sous sa fenêtre. Elle caressait machinalement les accotoirs en arabesques abouties par une volute feuillagée très saillante. Louise, sa chambrière, l’avait habillée comme tous les jours d’une robe volante et la regardait attristée. Consciente du chagrin qui emplissait sa maîtresse, et ne pouvant guère l’aider à part la soutenir, elle répondait à ses besoins que celle-ci ne réalisait pas vraiment. 

Tout comme son époux, Anne Bouillau-Guillebau avait tellement désiré avoir un enfant, mais elle ne voulait pas de celui-là. Sa venue la faisait trop souffrir, il lui avait apporté trop de malheurs. Contrairement à sa première grossesse, celle-ci allait aller jusqu’au bout. Si toutefois c’était un « faux germe » voire une « môle », elle n’en redouterait pas l’expulsion, mais elle pressentait qu’elle ne perdrait pas ce nourrisson, qu’elle le mettrait au monde. 

Jeanne-Marie-Louise Bouillau-Guillebau

Elle s’était cloîtrée dans sa chambre depuis l’enterrement de son époux. Quant à son beau-frère, il était reparti pour Paris, car Capitaine de la garde du corps du roi, il ne pouvait demeurer éloigné très longtemps de Versailles. Cela l’avait soulagée, elle était pour ainsi dire seule dans le château. Elle maudissait sa grossesse, et priait chaque jour  pour qu’elle s’interrompe. Mais rien ne se passait. L’enfant ne bougeait pas dans son ventre ou si peu, mais ce dernier devenait volumineux démontrant sa venue, il mettait en exergue son approche. La sollicitude de l’entourage féminin rassurait habituellement les femmes enceintes, aussi sa mère, Jeanne-Marie-Louise Bouillau-Guillebau, revenait régulièrement auprès d’elle après la triste cérémonie qu’avait été l’enterrement de son époux et essayait de l’aider à mieux vivre son état. Elle résidait dans un hôtel particulier à Bordeaux et était mère de deux garçons et de sa fille. Elle voyait bien que cette dernière était rentrée dans une dépression, elle mettait cela sur le compte de son veuvage prématuré et de la crainte de son futur accouchement. Elle avait pensé la ramener chez elle et le lui avait proposé, mais Anne avait refusé. Il n’était pas question pour elle d’emmener cet enfant dans la maison familiale. 

***

Ce jour-là, le hasard des circonstances avait ramené au milieu de la matinée Paul-Louis de Madaillan-Saint-Brice au sein de son château. Il avait reçu l’ordre du roi afin de pallier l’absence de son fils, Louis-Charles de Bourbon, dans la région de Guyenne. Ce dernier se devait de rester à la cour. Le capitaine de la garde était donc venu, à sa place, rencontrer le conseiller au Parlement, Labat de Savignac, dans le but de lui porter un message du secrétaire d’État de la Maison du Roi, monsieur de Pontchartrain. Il logeait dans le bâtiment que son père avait fait construire à l’ombre de l’ancienne forteresse de leurs ancêtres. Situé au fond d’une cour avec deux avant-corps latéraux, le château s’ouvrait sur l’extérieur par une porte supportant un chapiteau agrémenté de colonnes. À l’arrière, côté jardin, avec pour panorama la vallée et ses vignes, il détenait un avant-corps central en forme de rotonde. La toiture du bâtiment était enrichie dans son ensemble de lucarnes. Il se révélait très fier de sa structure quoiqu’il passât peu de temps dans son domaine. À son arrivée, il n’avait pas demandé à voir sa belle-sœur et n’avait même pas pris la peine de s’enquérir de ses nouvelles. De son côté, Anne refusa d’aller à sa rencontre à l’étonnement de sa mère présente dans cette période proche de l’accouchement. Elle remarquait bien que sa fille lui gardait rancune de quelque chose, mais elle n’aurait su dire de quoi, bien que ce fut une évidence au vu de sa réaction. 

Alors que la nuit tombait, Anne ressentit les premières douleurs de l’enfantement. À l’instar de toute femme ayant de la fortune, elle accoucha au sein de sa maison, entourée de compagnes plus ou moins expertes que sa chambrière s’était empressée d’aller chercher. En attendant leur arrivée à toutes, elle prépara dans la cheminée un grand feu de bois, qui maintenait la chaleur, considérée comme essentielle pour la mère et l’enfant. La pièce tout entière fut calfeutrée, à la manière d’un véritable huis clos, à la fois pour se prémunir du froid et pour empêcher les mauvais esprits d’entrer. Du fait qu’elle n’avait pas enfanté, Louise devait être tenue à l’écart. Avant de quitter les lieux, elle aida la suivante de sa maîtresse, Rosemarie, à installer la future mère sur le dos, à demi couchée et à demi assise, les reins surélevés par des coussins sur son propre lit. La parturiente et son entourage attendaient la matrone qu’elles surnommaient la « bonne mère » fort connue de toute la ville de Sauveterre de Guyenne. Elle avait appris son métier sur le tas, sans étudier. Elle était la fille de la précédente matrone, il lui avait suffi de réussir quelques accouchements pour avoir la confiance de toutes les villageoises. Elle ne savait ni lire ni écrire, mais le curé surveillait ses compétences et ne lui demandait en fait que de réciter les formules du baptême, au cas où elle devrait ondoyer un nouveau-né mal en point.

Lorsque la matrone, Marie Debecq, arriva, elle s’empressa de garder autour d’elle que les femmes dont elles avaient besoin et bien sûr la mère d’Anne qu’elle ne pouvait mettre dehors. Elles l’assistèrent afin de préparer le lit, les linges, le feu, l’eau chaude, le fil. Elles disposèrent quelques amulettes afin de protéger la naissance à venir. Elles étaient censées aider au travail et étaient supposées dissiper l’angoisse de la parturiente. Pendant que son entourage la calmait, la maintenait, l’essuyait et priait la Vierge ou sainte Marguerite. Anne se trouvait installée depuis plusieurs heures, elle était plongée dans un affaissement moral à l’idée de la naissance à venir à laquelle suivirent les épouvantables déchirements de la délivrance. Toute la première partie de la nuit, elle poussa des cris furieux, troublés d’hallucination et de délire. Son agonie n’en finissait pas. Ce fut juste après minuit que le nouveau-né vint enfin au monde après des contractions sans fin qui avaient épuisé la mère. La matrone saisit l’enfant par les pieds, la tête en bas et dut le fesser pour le faire respirer. Sortie de son corps, Anne refusa de voir sa progéniture et même de connaitre son sexe, cela l’indifférait. Madame Bouillau-Guillebau, avec l’aide de la suivante de sa fille, récupéra le nourrisson. Elle le prit dans ses bras et s’attendrit de suite devant sa venue d’autant que sa mère le reniait. Elles le lavèrent et l’emmaillotèrent puis le couchèrent sur un coussin qu’elles avaient apporté dans la pièce à côté. La grand-mère y laissa Rosemarie et Louise afin de garder l’enfant. Pendant ce temps, la cuisinière ayant préparé pour l’accouchée une soupe reconstituante, la mère de la jeune fille essaya de la lui faire avaler pendant que les servantes nettoyaient sommairement la chambre et changeaient les draps du lit.

***

Que faire de cet enfant que madame Bouillau-Guillebau, sa grand-mère, avait de suite nommé Philippine ? Elle devait avoir une nourrice, le mieux était d’aller s’adresser à monsieur de Madaillan-Saint-Brice. Sitôt qu’elle fut préparée, elle alla le rejoindre. Elle le découvrit déjeunant dans un salon donnant sur la terrasse. Il se leva dès qu’elle entra et lui proposa de s’asseoir. Elle accepta le siège et le thé qui lui fut servi. « — Comme vous devez le savoir l’enfant de ma fille est né dans la nuit. Bien évidemment, Anne ne va pas l’allaiter, nous devons donc lui trouver une nourrice. Vous devez être au fait, mieux que moi, qui peut devenir sa nourrice. » Il avait bien compris que sa belle-sœur avait accouché. Le château avait beau être grand, il aurait fallu être sourd pour ne pas être au fait. Quelque peu désemparé et peu intéressé par le sujet de la discussion, il demanda à la domestique qui le servait si elle avait connaissance d’une naissance récente sur le domaine ou ses alentours. « — Oui, monsieur. Berthe, de La Hourtique, a eu un nourrisson, un petit garçon, le mois dernier, je crois que c’est la seule qui ait un enfant en bas âge.

— Parfait, fait venir ton époux, il doit amener le nouveau-né immédiatement à la métairie de La Hourtique. On verra pour la suite, je dois rentrer à Versailles. Le roi attend un fastueux cortège qui porte les présents du Shah de Perse, celui-ci va arriver sous peu. Je ne peux donc être absent plus longtemps. ». Mme Bouillau-Guillebau lui rappela qu’il devait aussi prévenir le curé de la paroisse, car il devrait baptiser la fillette, elle partirait après.

*** 

Berthe Fauquerolles

Du Château de Madaillan, arriva au matin, à la métairie de La Hourtique, un valet du Vicomte. Il amenait dans un panier un nourrisson. « — Bonjour, Berthe! monsieur le baron veut que tu t’occupes de cet enfant. C’est celui de son frère défunt. Elle s’appelle Philippine. » Elle n’eut pas le temps de répondre, d’acquiescer ou de refuser, le serviteur lui mit le panier dans les mains et fit demi-tour. Berthe qui venait d’avoir un garçon se retrouva dans l’obligation d’être la nourrice du nouveau-né, de toute façon c’était sans choix.

Son époux, Paul Fauquerolles, s’avérait fort contrarié par cette nouvelle venue, elle allait entraver l’aide que lui apportait sa femme. Elle qui ne s’était pour ainsi dire pas arrêtée pendant sa grossesse et avait repris de suite ses taches l’accouchement à peine fait. Bien sûr, elle serait rétribuée pour cette nouvelle fonction, mais cela rapporterait peu. En tant que métayer, il était locataire de ses terres et payait en nature cette exploitation. Il devait fournir une partie de sa récolte et toujours la même quantité quoiqu’il arrive. De plus, il était empli de corvées disparates auxquelles sa femme participait, charroi, lessive, réparation, culture des terres que le propriétaire se conservait en propre, curage des fossés, et diverses activités dont il se retrouvait chargé comme les autres fermiers.

***

Au fond de son lit, Anne se mit à souffrir de douleurs, une infection emplissait son corps. Elle ne luttait pas. Autant quitter le monde terrestre, elle n’avait plus rien à y faire. Madame Bouillau-Guillebau s’inquiéta, elle fit appeler le chirurgien de la ville la plus proche afin de l’ausculter. Son diagnostic confirma la présence d’une fièvre puerpérale. En dehors de la chambre, à voix basse il expliqua à la mère de la jeune fille qu’elle en avait au mieux pour deux trois jours, une partie du placenta avait dû rester à l’intérieur.

La mère effondrée demeura aux côtés de sa fille, elle ne la quitta plus. Elle n’avait qu’une fille et elle allait la perdre. Elle en était consciente. Anne ne se battait pas contre ce mal, elle ne désirait pas survivre à tout ce qu’elle avait vécu. Elle ne l’avait pas partagé, sa mère était informée de rien. Elle mourut sous ses yeux en pleurs. Elle en fut anéantie.

***

Philippine de Madaillan

Berthe n’avait pas à se plaindre de l’enfant que l’on avait mis sous sa garde. Philippine grandit sans vraiment causer de problème à sa nourrice. Elle ne se lamentait à aucun moment et ne réclamait  jamais rien contrairement à son Jeannot. Elle s’alimentait peu, aussi ne grossissait-elle pas. Elle restait fluette, mais elle ne tombait jamais malade. Lorsque sa grand-mère venait la voir, ce qui s’avérait exceptionnel, celle-ci le lui faisait remarquer, mais force était de se rendre compte qu’elle ne mangeait pas plus en sa présence. Par contre, elle se révélait étrange, elle semblait attardée. Elle paraissait déconnectée. Elle était le plus souvent dans la lune et n’avait pas l’air concernée par ce qui l’environnait. Devant ce comportement, Madame Bouillau-Guillebau finit par se présenter encore moins souvent et pour ainsi dire plus du tout.

Un jour, Jean fit un retour inattendu à sa mère, Philippine communiquait avec des personnes qui n’existaient pas. Berthe, qui l’avait déjà constaté, lui dit qu’elle devait avoir de l’imagination. Pour une enfant de cet âge, c’était somme tout normal. Quoi qu’il arrive, il ne devait surtout pas en parler à quiconque et il ne devait pas la quitter. Jean avait beaucoup d’affections pour sa sœur de lait, il n’avait donc aucun mal à respecter les demandes de sa mère. Il jouait le grand frère et ne laissait personne l’approcher. Tout le monde s’habitua à les voir continuellement ensemble. La fillette le suivait partout.

***

Les Fauquerolles commençaient à comprendre que leur vicomte ne s’intéressait guère à sa nièce. En toute logique du haut de ses cinq ans, une gouvernante aurait dû prendre le relais. Il ne s’en était pas soucié et ce n’était pas le couple de métayers qui allaient le lui rappeler. Comme il n’était pas à l’abri, de voir soudainement cet attachement naitre de la part de leur maitre ou voir la grand-mère de l’enfant revenir, Paul avait construit une chambre pour Philippine dans la continuité de leur maison. Elle n’était pas très grande, mais elle détenait un petit lit et une commode à trois tiroirs le tout sur un plancher et elle était séparée de la leur juste par la cuisine. 

ange Jabamiah

La nuit était tombée, mais Philippine ne s’endormait pas. Elle fixait le ciel étoilé par la fenêtre. La pleine lune l’envoutait, l’hypnotisait. Dans toute cette magnificence emplie de magie, elle découvrit devant elle une entité divine, un ange, qui s’approchait sur un nuage. Elle s’assit sur sa couche, elle en avait des frissons. Bien que surprise, elle n’était pas vraiment étonnée. Elle apercevait depuis longtemps des êtres dans son entourage que personne ne paraissait voir. Celui-ci s’avérait d’une grande beauté, il s’apparentait au  genre féminin avec ses ailes emplies d’étincelles de lumière qui l’auréolaient. En fait, sa parure se révélait entièrement sertie de pierres brillantes telles des diamants et quand ses ailes s’ouvrirent en grand, elles aussi brillèrent de mille feux. Elle n’avait jamais vu un être aussi beau et réel. Contrairement aux autres, elle avait l’impression de pouvoir le toucher. À sa surprise, l’entité pénétra dans la pièce et s’arrêta au pied de son lit. Philippine s’effraya, elle n’avait jamais été approchée à ce point par un être aussi lumineux. Avec un tendre sourire, l’ange se mit à lui parler tout en douceur et avec empathie. « — Bonjour Philippine, n’ai crainte, je me nomme Jabamiah et je suis ton ange gardien. » L’enfant était ébahi, si elle avait l’habitude de visualiser des entités autour d’elle, aucune jusque là ne lui avait adressé la parole directement, encore moins pour se présenter à elle. « — Ne t’inquiète pas. Je viens à toi, car tu as un don et il va s’amplifier. Comme tu le sais, tu vois des êtres invisibles au regard des autres. Cela va s’accentuer et certains te donneront des informations qu’ils voudront que tu retransmettes au monde des vivants. Tu devras faire attention et ne pas les exaucer chaque fois, cela peut s’avérer dangereux pour toi. Je ne me situerai jamais loin de toi, il te suffira de m’appeler et je te conseillerai. De toute façon, nous nous reverrons souvent. » 

La petite fille rassurée acquiesça, elle était émerveillée par cette apparition. 

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Cette histoire met en scène des personnages réels et des personnages fictifs ainsi que des événements et des dialogues inventés à des fins dramatiques et afin de compléter les vides des biographies. Les illustrations des personnages ne sauraient être confondues avec les personnes réelles.

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