1492 à 1776 colonisation du nouveau monde

Les dates repères

1645 - MC* > Amérique (Willem Janszoon Blaeu)

Willem Janszoon Blaeu carte de l’Amérique en 1645 

1492. Christophe Colomb natif de Gênes, au service de l’Espagne, découvre l’île de Saint-Salvador, l’une des îles Lucayes. C’est la première terre d’Amérique foulée par les Européens. Colomb avait soumis son projet au sénat de Gênes, aux rois d’Angleterre, de France et de Portugal, qui le traitèrent de chimérique. Une femme seule le goûta : la reine Isabelle lui fournit trois petits bâtiments avec lesquels il acheva sa découverte.

1496. Jean Cabot, vénitien, employé par le roi d’Angleterre, découvre le Labrador. Sébastien, son fils, reconnaît Terre-Neuve et la côte de l’Amérique septentrionale, depuis cette île jusqu’à la Floride.

1498. À son troisième voyage, Christophe Colomb découvre le nouveau continent, à l’embouchure de l’Orénoque.

1499. Un voyageur florentin, Amerigo Vespucci, homme remarquable par son savoir et son génie, ravit à Colomb l’honneur d’attacher son nom au Nouveau-Monde; il l’explore cette année-là, en donne une description intéressante, et le nomme Amérique.

1500. Pedro Álvares Cabral, amiral portugais, fait la découverte du Brésil dans un voyage aux Indes.

1506. Denis découvre le fleuve Saint-laurent. Deux ans plus tard, Aubert amène en France des naturels du Canada.

1512. Ponce de León reconnaît la Floride, à laquelle il donna ce nom.

1513. On pensait que le nouveau continent faisait partie de l’Asie, lorsque Nuñez de Balboa aperçoit la mer Pacifique du haut des montagnes de Darien. Deux ans plus tard, Diaz de Solís entre dans le Rio de la Plata.

1519. Hernán Cortés reconnaît le Mexique, dont il fait ensuite la conquête avec six cents hommes. Fernand de Magellan pénètre le premier dans la mer Pacifique.

1524. Giovanni da Verrazzano, envoyé par la France, explore la côte américaine.

1531. Francisco Pizarro, qui ne savait ni lire ni écrire, de concert avec Diego de Almagro et Hernando de Luque, soumet, avec trois cents soldats, le populeux empire du Pérou.

1534. Jacques Cartier, au service de François 1er, remonte le Saint-Laurent l’espace de trois cents lieues, et construit un fort sur ses rives.

1536. Diego de Almagro envahit le Chili.

1537. Hernandez de Soto, explorant la Floride, découvre le fleuve Mississippi.

1562-1564. Jean Ribault et René de Goulaine de Laudonnière conduisent dans la Floride deux colonies de Protestants français; les Espagnols les attaquent et pendent les prisonniers comme hérétiques. Dominique de Gourgues, homme déterminé, rassemble à ses frais une troupe de Français, surprend les Espagnols dans la Floride, et les fait tous pendre comme assassins.

1566. Les Espagnols bâtissent la ville de Saint-Augustin.

1583. Humphrey Gilbert prend possession de l’Amérique au nom du roi d’Angleterre.

1584. Walter Raleigh reconnaît la Virginie, et il y conduit une colonie qui n’y reste pas.

1603. Samuel de Champlain jette les fondements de Québec.

1608. John Smith, plus heureux que Walter Raleigh, transplante en Virginie la colonie qui fonde James-Town.

1610. Henry Hudson découvre le fleuve et la baie qui portent son nom. Les Hollandais occupent l’emplacement de New-York, qu’ils nomment Nouvelle-Amsterdam.

1616. William Baffin pénètre dans la mer nommée d’après lui.

1620. Les Puritains s’établissent dans la Nouvelle-Angleterre.

1633. George Calvert, 1er baron Baltimore, colonise le Maryland.

1650. Des planteurs virginiens forment les premiers établissements de la Caroline du Nord.

1670. La Caroline du Sud est peuplée par les Anglais, qui fondent Charleston.

1681. René-Robert Cavelier de La Salle explore le Mississippi jusqu’à son embouchure.

1682. Guillaume Penn colonise la Pennsylvanie.

1733. Le général James Edward Oglethorpe jette à Savannah les premiers établissements de la Géorgie.

1765. Des Caroliniens s’établissent dans le Tennessee.

1773. Daniel Boone colonise le Kentucky.

1776. Déclaration de l’indépendance des États-Unis d’Amérique est promulguée.

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La plupart des découvreurs, des explorateurs, ainsi que des premiers colons du Nouveau Monde n’eurent pas une heureuse fin : Colomb fut chargé de fers; Nuñez de Balboa et Walter Raleigh furent décapités; Fernand Cortez mourut dans un état voisin de la misère; Magellan et Diaz de Solis sous les flèches des Indiens; Pizarro tomba frappé par des rebelles; deux de ses frères furent condamnés à mourir l’un dans une prison, l’autre sur un échafaud, où Almagro et son fils portèrent également leurs têtes; Cartier, Verrazani, Gilbert périrent dans les flots; Hernandez de Solo et Iberville furent moissonnés à la fleur de l’âge par la fièvre, le premier sur les rives du Mississippi, l’autre à la Havane. Ribault fut massacré par les Espagnols; Lasalle par un assassin; Hudson fut jeté à la mer avec son fils par son équipage révolté; Baffin mourut dans un combat; Guillaume Penn abreuvé d’amertume; Oglethorpe se vit obligé, sur ses vieux jours, d’exercer la médecine pour ne pas mourir de faim; Boone rendit le dernier soupir, seul, au pied des Montagnes-Rocheuses.

Les malheurs et une mort violente furent souvent la récompense du courage, de la persévérance et du génie!

Les premières colonies ne furent pas moins malheureuses. Les Français qui voulurent s’établir au Canada eurent tant à souffrir de l’intempérie du climat ou de la fureur des indigènes, qu’ils abandonnèrent plusieurs fois l’entreprise. Une multitude d’aventuriers, faisant voile pour le Saint-Laurent, se perdirent en mer, et jamais on n’entendit parler d’eux. Nous avons vu quel fut le sort de la colonie de Ribault dans la Floride; on pourra voir, dans le cours de cette histoire, quel fut celui de l’expédition de Lasalle.

Les deux premières colonies que les Anglais envoyèrent en Virginie retournèrent en Angleterre après avoir essuyé toutes sortes de fatigues et de dangers; la troisième périt dans les angoisses de la faim, ou sous le fer des sauvages. La plupart des premiers établissements de la Nouvelle-Angleterre éprouvèrent une semblable destinée.

Cependant, les colonies triomphèrent de tous les obstacles; mais leur commencement fut un tissu de souffrances et de malheurs : la guerre avec les Indiens vint y ajouter les dangers; tandis que le climat y versait le poison des maladies. La mort accourut sous toutes les formes; il fallait en même temps soigner la fièvre, cultiver les champs, et combattre. Maintes fois le colon fut massacré dans les bras du sommeil ou au sortir de sa cabane; maintes fois la mère de famille vit entrer au logis, au lieu de l’époux absent, des sauvages qui l’égorgeaient avec tous ses enfants. Que de jeunes filles traînèrent leur vie au milieu des assassins de leurs parents! Pour aggraver encore leur situation, les colonies, épousant la cause des princes de l’Europe, se faisaient une guerre acharnée, que les Indiens rendaient encore plus terrible: ils s’emparaient des prisonniers et les brûlaient à petit feu. La colonisation des États-Unis a vu tomber plus de victimes que ne contient d’habitants l’Etat le plus peuplé de l’Union.

d’après Histoire de la Louisiane par victor Debouchel

http://books.google.ca/books?id=USYVAAAAYAAJ&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false

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