Burdigala au temps de Rome

Burdigala au début du IIIe siècle, Jean-Claude Golvin, 1999

Burdigala au début du IIIe siècle, Jean-Claude Golvin, 1999

« L’enceinte carrée de ses murailles élève si haut ses tours superbes que leur sommet aérien perce les nues. On admire au dedans les rues qui se croisent, l’alignement des maisons et la largeur des places fidèles à leur nom ; puis les portes qui répondent en droite ligne aux carrefours, … »

Ausone

extrait de l’ouvrage de Dom Devienne, Histoire de la ville de Bordeaux, Bordeaux, De La Court, 1771

extrait de l’ouvrage de Dom Devienne, Histoire de la ville de Bordeaux, Bordeaux, De La Court, 1771

La ville romaine, bâtie sur la rive gauche de la Garonne, avait la forme d’un carré et était défendue par une enceinte garnie de tours : Quadria murorum species sic turribus allis ardua. La ville occupait un espace de 740 m de long sur 480 de large, entre le Chapeau-Rouge et la petite rivière du Peugue, et ses hautes murailles étaient percées de quatorze portes placées symétriquement les unes en face des autres. A l’Ouest la ville avait pour limite une ligne qui irait de la cathédrale Saint-André à l’extrémité du cours de l’Intendance. L’enceinte méridionale allait du cloître Saint-André au Palais, anciennement Castrum regium, placé entre la rue des Bahutiers et celle des Argentiers; trois portes donnaient accès dans la ville de ce côté, la porte Basse, celle de la Cadène on des Trois-Maries, placée près de la rue du Loup et démolie en 1728, et la porte Vegeira ou Vigeria (Begueyre), faisant face aux rues du Pas-de-Saint-Georges et des Epiciers. A l’Est le mur d’enceinte était entre les maisons de la rue Saint-Pierre et celle de la rue des Argentiers, et aboutissait à l’hôtel de la  Bourse. Il avait aussi trois portes l’une dans la rue de Tour-de-Gassies, où se trouvait au XIVe siècle la tour de Saint-Aubin; la porte Saint-Pierre. qui paraît avoir été la même que la Porta Navigera, dont parle saint Paulin, et la Porta de Palis ou porte Despaux, au bout de la rue Saint-Rémy. Au Nord le mur commençait, non dans l’alignement de la porte Médoc, mais plus dans l’intérieur de la ville, aux environs de la chapelle de la Bourse, traversait la place Saint-Rémy et continuait vers l’ancienne maison de Puy Paulin, hôtel de l’Intendance; il longeait les possessions de l’hôtel du Temple et se terminait à une tour qui subsistait encore, au XVIIIe siècle, dans la rue du Canon.

Burdigala

Burdigala

Il devait y avoir une porte au haut de la rue Sainte-Catherine, répondant directement à la porte de la Cadène ou des Trois-Maries; une autre porte devait être située place Saint-Rémy, en face de la porte Begueyre; une troisième vers l’hôtel de l’Intendance. Enfin les portes qui s’ouvraient sur le côté occidental étaient la porte Dijaux, une porte à l’extrémité de la rue de l’Hôpital Saint-André, en montant vers la rue des Remparts, et une troisième répondant à la porte Saint-Pierre. Plus tard, on agrandit l’enceinte et l’on transporta dans le nouveau mur les portes Dijaux, Médoc et Despaux. Au centre du mur qui regardait la Garonne, s’ouvrait la porta Navigera qui donnait accès dans un port intérieur ou bassin à flot, dans lequel se jetait la Devise et qui devait être comblé plus tard pour former le quartier Saint-Pierre.

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