Joséphine au Palais du Luxembourg

Pour cette année du bicentenaire de la mort de l’impératrice Joséphine (le 29/05/1814) en son château de Malmaison, j’ai eu le plaisir d’aller faire plus ample connaissance avec elle et cela en deux occasions. La première en son château de Malmaison et la deuxième lors de l’exposition au musée du Luxembourg qui lui était consacré pour la première fois à Paris.  Celle-ci a été co-organisée avec le musée national des châteaux de Malmaison et Bois Préau.

Après avoir lu deux biographies et le très beau roman de Christine Orban: « Quel effet bizarre faites-vous sur mon cœur », j’ai pu me rendre compte que ce que je percevais de cette illustre dame avait plus de profondeur que les frivolités communément racontées sur ses aventures amoureuses.

Nous le savions, elle a eu une vie étonnante.

Née à Trois-Ilets en Martinique, en 1763, Joséphine épousa, à la place de sa sœur cadette décédée de la tuberculose, le vicomte Alexandre de Beauharnais, dont elle aura deux enfants : Eugène, en 1781, et Hortense, en 1783. Le mariage ne sera pas heureux.

À la révolution, en 1791, Monsieur de Beauharnais devint Président de l’Assemblée constituante, et en 1793, commandant en chef de l’Armée du Rhin. Il lui sera reproché, à tort, d’avoir favorisé la capitulation de Mayence, et pour cela il sera embastillé à la prison des Carmes, puis guillotiné.

Joséphine allait marquer l’histoire de France d’une autre façon. À la suite de son époux, elle connaît la même prison révolutionnaire, et n’est sauvée de la guillotine que par la chute de Robespierre. Dans l’euphorie de la fin de la terreur, elle fait la connaissance d’un général de 26 ans, Bonaparte, passionné, il l’épousa et l’entraîne dans son ascension vertigineuse : elle devint successivement : femme d’un jeune général, en 1796, d’un Premier consul après le coup d’État du 18 brumaire (9 novembre 1799), et première impératrice des Français, couronnée par Napoléon lui-même dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 2 décembre 1804. Joséphine allait régner à ses côtés quelque cinq ans et demi.

Elle répondra aux souhaits exprimés par l’Empereur en ajoutant féminité, luxe, art et prestige au rôle qu’elle occupait à ses côtés. Il fera d’elle la vitrine de son succès et le lien avec l’ancien régime.

Elle est restée dans nos annales au travers de nombreux témoignages comme une belle Créole (de 1,63 m), ayant su mettre en avant sa grâce et sa langueur, considérée comme typique des Antilles, appuyée par une élégance de tout instant, charmant par le ton de sa voix, et l’attention qu’elle portait aux autres. Les deux expositions ont su mettre en avant des qualités comme son intelligence et sa culture que l’on lui omet souvent, mettant plutôt en exergue sa frivolité.

On a eu bien sûr le plaisir de voir quelques une des toilettes créées par son fournisseur attitré Hippolyte Leroy et dont les modèles furent copiés à travers l’Europe entière, et dans toutes les cours, ainsi que des bijoux, avec des préférences marquées pour des artisans parisiens comme Marguerite ou Nitot, ainsi que pour les arts de la table. on a eu aussi l’avantage de découvrir d’autres facettes des goûts de Joséphine, ses appartements, son sens esthétique pour les collections les plus variées, peintures anciennes et modernes, sculptures, antiquités, mais aussi sa passion pour les jardins, les fleurs et les oiseaux. Elle a su en son temps, ce que l’on ne sait pas toujours, se constituer une collection d’œuvres d’art, suivant en cela les conseils avisés de Vivant Denon, qui allait devenir le directeur du musée du Louvre, y incluant les cadeaux qui lui furent faits par le Pape et par quelques autres personnalités de haut rang,

Retirée à Malmaison, château qu’elle avait acquis avec les fonds laissés par Bonaparte avant son départ pour la campagne d’Égypte, suite à sa séparation avec celui-ci, Joséphine s’est consacrée aux arts et aux jardins.

Ces expositions ont permis d’évoquer sa vie, et tous les domaines où elle a laissé son empreinte, à commencer par les arts décoratifs, en montrant le luxe de ses ameublements et de sa table, la mode à travers l’élégance et la richesse de ses toilettes comme de ses bijoux. Ces aspects, souvent méconnus, illustrent le rôle capital que Joséphine a joué dans la constitution du style de l’époque consulaire et impériale.

Sources :

http://www.evous.fr/L-exposition-Josephine-au-musee-du-Luxembourg-une-vie-peu-commune,1185694.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jos%C3%A9phine_de_Beauharnais

http://www.spectacles-selection.com/archives/expositions/fiche_expo_J/josephine-V/josephine.htm

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